La tour d'Erbalunga

La tour d'Erbalunga
La tour d'Erbalunga

      La fontaine du village

La fontaine du village
La fontaine du village

      Le treuil du pêcheur

Le treuil du pêcheur
Le treuil du pêcheur

      Vague à la tour

Vague à la tour
Vague à la tour

      Vague à l'huile

Vague à l'huile
Vague à l'huile

      Vague à l'âme (Elbe)

Vague à l'âme (Elbe)
Vague à l'âme (Elbe)

      Les Corses

Les Corses
Les Corses

Erbalunga

Erbalunga
Erbalunga

Roger Frison-Roche, Joe Simpson, Bernard Moitessier, Pierre Loti, Ernest Hémingway, Alain Bombard, Hubert Reeves… autant d’aventuriers, de romanciers, de scientifiques qui, par leurs ouvrages littéraires, m’ont offert le goût de l'aventure, de la nature.

 

   Il faut aussi préciser que les fenêtres de la maison génoise de mon enfance, blottie derrière la tour d’Erbalunga, exposaient un tableau permanent de mer et de montagne : au loin les îles d’Elbe, de Cabraia, à une moyenne de 45 milles et sur la gauche la chaine du Cap Corse culminant à 1307m.

 

   Petites distances certes… mais accompagnées des « Premier de cordée, La mort suspendue, Cap Horn à la voile, Pêcheur d’Islande, Le vieil homme et la mer, Naufragé volontaire, Poussières d’étoiles… », mon imagination se chargeait du reste pour rendre la mer tyrrhénienne, océanique ou le Monté Stellu, himalayen… surtout lorsque la tempête venait se briser contre les murs de mon « gite d’étape », léchant jusqu’au troisième étage la façade de trois mètres d’épaisseur.    

La tour génoise

La tour génoise
La tour génoise

Nos fenêtres

Nos fenêtres
Nos fenêtres

Le Balcon

Le Balcon
Le Balcon

Côté montagne

Côté montagne
Côté montagne

L'île Cabraia

L'île Cabraia
L'île Cabraia

L'île d'Elbe

L'île d'Elbe
L'île d'Elbe

 

   Ainsi, je me faufilais assez facilement dans le personnage de l’aventurier : hissant une serviette de plage entre mes orteils et mes mains tendues vers le ciel pour transformer mon canoë gonflable en voilier… mangeant mon premier saran cru au cours d’une pêche en solitaire… ou ascensionnant l’Annapurna, enfin ici on l'appelle le Monté Stellu.

 

   Ici c’est aussi et toujours le bout du monde de quelqu’un, parceque le bonheur est en soi…

 

   Dans son livre autobiographique « Entre le ciel et la terre », Le Ly Hayslip révèle qu’elle a tout appris de sa mère : « Quand je fus assez grande pour être de quelque utilité, je passais toute la journée dans la rizière avec ma mère. C’est là qu’elle m’apprit tout ce que je sais de la vie. En Occident, par exemple, les gens croient qu’ils doivent aller à « la recherche du bonheur », comme s’il s’agissait d’un oiseau volage perpétuellement hors d’atteinte. En Orient, nous recevons le bonheur en naissant, et il ne nous reste qu’à le protéger et le garder. »

 

  En attendant d’accéder à ce concept, dissocier le « bonheur » intérieur des « plaisirs » extérieurs a déjà le mérite de s’en approcher. Le bonheur nous sculpte par nos pensées, notre philosophie, nos créations, il nous fait acteur… alors que les plaisirs nous limitent à la consommation. L’un s’entretient et se bonifie, l’autre échappe et se convoitise. L’un est durable, l’autre est éphémère.

 

   La barrière entre ces deux mondes est parfois imperceptible, voire en osmose : ouvrant les portes de l’imaginaire, un plaisir comme la lecture peut se révéler pur bonheur... à l’inverse la publicité se charge d’influencer nos pensées.

 

   Mais les plaisirs ne sont-ils pas là pour nous faire plaisir ?

 

   Réservant cette douce méditation à nos soirées au coin du feu, avec Noãn nous pratiquons la randonnée, l’escalade, la plongée, la sculpture... que nous confions au numérique, pour des images de nos actions…

 

 

I  m  a  g  i  n  a  c  t  i  o  n

 

 

                                                                 Claude